communication

Regard sur la communauté juive de Dijon

La synagogue de Dijon inscrite à l’inventaire des Monuments historiques est un édifice particulièrement imposant laissant supposer une présence importante de la communauté juive en notre ville de Dijon. J. Visseq s’interroge à la fois sur la nature architecturale de la construction, le contexte lié à son implantation et sur l’évolution sociologique de la communauté juive à partir de cette période et jusqu’à la période actuelle. Bien que tous ces faits soient très documentés, l’exposé tente une mise en perspective relevant en quelque sorte de la « mémoire », d’autant que force est de constater que la grandeur de la synagogue n’est plus en commune mesure avec la communauté des pratiquants particulièrement réduite à ce jour en ce lieu.

 

Le chanvre ou cannabis

Le chanvre, utilisé pour fabriquer des cordages de vêtements, accompagne depuis longtemps la vie de l’être humain.

Cannabis est le nom donné au chanvre, plante textile herbacée, dans un usage déviant comme psychotrope. C’est pourquoi l’usage du cannabis est ambigu.

Le Cannabis est utilisé comme médicament, produit de « bien être » marqué CBD, produit récréatif comme psychotrope.

Nous expliquerons les conséquences de sa consommation sur l’homme au niveau médical et sociétal.

L’Assemblée Nationale a publié un rapport d’information sur « La règlementation et l’impact des différents usages du cannabis » : l’État pourrait se substituer au marché clandestin afin de réguler la production, contrôler la qualité et moduler l’offre en excluant les consommateurs mineurs.

« Quelle que soit l’issue des débats, la seule politique efficace contre toutes les drogues : l’information et l’éducation. » J. Bokaert membre de l’Académie des Sciences, Professeur Émérite en Neurosciences.

« Histoire de Madame de Mucy », une Dijonnaise héroïne de roman libertin au XVIIIe siècle

Ce court roman, publié en 1731, raconte, sous la plume de Marianne sa servante, les aventures de Geneviève de Mucie qui abandonna mari et enfants pour suivre le duc de Bourbon à Paris en 1706. Elle y devint l’une des « coquettes » les plus en vue de Paris, fort infidèle au duc qui s’en fâcha. Elle décida, alors, de retrouver « l’idole de son cœur », le comte d’Albert, en Espagne. Durant le voyage elle rencontra une de ses anciennes connaissances, l’Anglais Stanhope très amoureux d’elle. L’Espagne est alors le théâtre de la guerre de Succession qui oppose la France à une coalition anglo-autrichienne, dans laquelle Madame de Mucie va jouer un rôle majeur en dupant Stanhope, avant de mourir prématurément de chagrin de ses amours non partagées. [ Lire la suite ]

Trois siècles d’histoire de l’Université de Bourgogne

En 2022, cela fera six cents ans que l’université de Bourgogne était fondée à Dole et trois cents ans depuis sa refondation à Dijon. Voilà une belle opportunité pour se pencher sur la grande aventure de cette université et de retrouver les événements, les étapes, les femmes et les hommes qui ont marqué son évolution. D’abord frêle roseau à ses débuts, secouée depuis par de multiples tempêtes la menaçant de disparaître et y résistant pendant près de 250 ans, elle devient après 1957 bien enracinée dans son superbe campus, un solide chêne taquinant les classements internationaux. C’est aussi l’aventure de centaines d’hommes et de femmes, professeurs, personnels ou étudiants, qui ont porté dans la diversité de leurs missions et de leur compétences son ambition et son renom ; C’est enfin l’aventure du territoire dans lequel cette université s’est progressivement implantée, des collectivités qui l’ont souhaitée, soutenue et dont elle accompagne le développement et le futur. Prenons un moment pour découvrir la vie foisonnante, souvent sérieuse et parfois cocasse, mais hélas trop méconnue de l’université de Bourgogne.

Les autels et les chapelles disparus de l’église Notre-Dame de Dijon

L’étude de l’église Notre-Dame de Dijon réserve la surprise de découvrir que sa nef abritait une multitude d’autels et de chapelles, adossés notamment aux douze piliers.

Presque tous démolis au cours des siècles, ils n’ont, pour la plupart, pas laissé de traces et nous ignorons leur emplacement exact, mais ils sont signalés dans les archives de la Paroisse.

Et ils sont inséparables de l’institution des confréries et du culte des saints patrons des marchands qui furent sans doute les commanditaires de la construction de l’église, comme l’a brillamment montré Denise Borlée, Maître de conférences à l’Université de Strasbourg, lors du colloque scientifique du Huitième centenaire de l’édifice et dans l’ouvrage intitulé « Notre-Dame de Dijon. Huit siècles d’Histoire(s) (1220-2020) ». [ Lire la suite ]

Jules « le Barbey », le dernier sabotier du Val de Saône

Jusqu’au milieu des années soixante-dix, j’ai encore connu quelques personnes âgées portant des sabots.

Le dernier sabotier professionnel du Val de Saône, Jules, dit « le Barbey », avait selon l’expression consacrée « de l’or dans les mains ». Il apparaissait à ses interlocuteurs qui l’écoutaient raconter ses frasques de jeunesse de toutes leurs oreilles comme un être supérieur aux autres, un génie qui faisait prendre au bois les formes qui lui plaisaient.

Découvertes d’André-Marie AMPÈRE

La publication d’Œrsted (1777 – 1851) de juin 1820 ne contient aucune explication satisfaisante ou formulation mathématique du fait qu’un fil parcouru par un courant électrique fait dévier l’aiguille d’une boussole placée à proximité.

Cette publication enflamme toute la communauté scientifique et André-Marie Ampère (1775-1836) va présenter l’interprétation de l’expérience d’Oersted avec la publication : « De l’action exercée par un courant électrique par un autre courant (découverte de l’électrodynamique) ».

D’autres savants se pencheront sur l’expérience d’Œrsted comme Biot, Arago ou Faraday par exemple. [ Lire la suite ]

« Quelques historiettes en trio » avec le sieur Gaulard, gentilhomme de la Franche-Comté bourguignotte, Nasreddin, Hodja de Turquie et Bécassine native de Clocher-les-Bécasses

Au cours des années 1580, la peste frappait à plusieurs reprises la ville de Dijon et ses habitants étaient très abattus. Pour chasser quelque peu les miasmes de la peste Étienne Tabourot publia plus de 230 historiettes plaisantes racontant la vie du sieur Gaulard, gentilhomme de la Franche-Comté bourguignotte. Nous en avons extrait une dizaine et en particulier celle où apparaît Guillaume Postel qui, revenu de Turquie, passa par Besançon et Dijon notamment au Collège des Martins. A partir donc d’une de ces historiettes nous vous invitons à partir pour la Turquie, et d’y rencontrer Nasr Eddin, le hodja, et quelques-unes des « Sublimes paroles et idioties » qui permettent de découvrir une petite partie des 500 historiettes.  Pour finir de nous divertir en ce temps où sévissent de multiples formes de virus, nous proposons de revenir en France à Clocher-les-Bécasses pour partager quand même un temps de réjouissances voisin du mardi gras avec quelques historiettes liées à Bécassine en général dans la quatrième de couverture de la Semaine de Suzette.  Ces 99 historiettes bien oubliées ont fait l’objet à partir de 2005 de l’édition complète en trois tomes chez Gautier Languereau (groupe Hachette). La conclusion évoquera les menées de l’âne dont celle de Dijon qui se faisait à Carême entrant.

Épis de faîtage et girouettes à Dijon. Retour sur l’essai d’Étienne Metman paru en 1889

Dans le préambule de son important ouvrage intitulé « Essais sur les épis et les girouettes de l’ancien Dijon », paru dans les Mémoires de la Commission des Antiquités de la Côte-d’Or en 1889, Etienne Metmann constate que « Dijon, la ville aux beaux clochers, devait être aussi la ville aux belles girouettes ; elle en conserve encore de forts remarquables ; mais le nombre en diminue rapidement. Il faut se hâter d’étudier celles qui ont survécu, avant qu’elles ne viennent à disparaître à leur tour ».

Sur 31 girouettes relevées et dessinées en 1867, 15 seulement subsistaient en 1888. Qu’en est-il l’heure actuelle ? [ Lire la suite ]

Les fontaines de vin en Bourgogne et ailleurs

Le point de départ de cette communication est une visite de deux petits-fils du Roi Soleil Louis XIV en Bourgogne et leur séjour à Beaune en avril 1701. Ces précurseurs de l’œnotourisme ont une sensibilité particulière pour le bourgogne, un petit détour à Volnay en fait preuve. Suivons donc les détails de ce voyage bien documenté, dont Le Mercure Galant dépeint avec précision les décorations sur le thème bacchique, notamment les fontaines de vin. Or, ces descriptions nous donnent l’une des premières mentions du cru de Meursault.

Pourquoi en cette occasion, et pourquoi ce vin doit-il couler d’une fontaine à vin ? Pour comprendre ce qui se passe en 1701 de Mâcon à Auxerre, en passant par Beaune, Dijon et même Talant, cette communication vous invite à suivre ce phénomène peu étudié́ : les fontaines de vin à travers l’histoire. [ Lire la suite ]

Études de la biodiversité marine des Terres australes françaises et d’Antarctique, enjeux scientifiques et limites

L’éloignement et l’isolement géographique, la fréquence de conditions climatiques difficiles, la multiplicité des contraintes logistiques et financières sont autant de facteurs qui font de la recherche scientifique dans l’océan Austral une véritable gageure. Pourtant, l’Antarctique et les Terres australes hébergent une biodiversité unique dont l’étude passionne de nombreux scientifiques car elle est souvent éclairante pour mieux comprendre le vivant et son évolution. C’est notamment le cas des Terres australes françaises, territoires de la République perdus aux confins des océans Indien et Antarctique qui possèdent un patrimoine naturel exceptionnel, récemment classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Pourquoi et comment, alors, mener des recherches scientifiques de qualité en ces territoires difficilement accessibles ? Cette question se pose tout particulièrement pour l’étude des environnements marins côtiers, qui a l’isolement géographique et aux conditions climatiques difficiles, ajoutent la contrainte de devoir mener les recherches en plongée sous-marine dans les eaux froides et agitées des cinquantièmes hurlants. Ces territoires occupent une position unique pour étudier l’effet des changements globaux sur une biodiversité encore mal connue et sur des environnements marins à forts enjeux de conservation qui suscitent aussi de nombreux intérêts d’ordre économique.

De Baudelaire à la cité des ducs : Flâneries Poétiques en terre Bourguignonne

La poésie a toujours été présente en Bourgogne et c’est ainsi que la ville de Dijon peut s’enorgueillir des poètes qui l’ont chantée comme Étienne Tabourot, dit « Tabourot des Accords », Bernard de La Monnoye, Aimé et Alexis Piron Aloysius Bertrand (dont la poésie en prose a inspiré Baudelaire), Antoinette Quarré, ou encore le poète Stephen Liégeard. Chacun a su apporter ses vers à l’édifice de la culture et nombreux furent bercés par leur maître en poésie. Certains poètes bourguignons ou Dijonnais moins connus ont su s’extasier au fil des siècles sur les diverses beautés de notre région afin de déclamer leur amour comme Jean Changenet lorsqu’en 1651 on rajoute à notre Jacquemart une autre figurine dite « la jacqueline » et que les poètes de l’époque s’emparent de cet événement.

Alors, rendons leur hommage en déclamant les vers de ces poètes qui ont su nous enchanter, nous faire rêver par leur hardiesse, la maîtrise de la langue française jusqu’à ce jour, aux portes de la future cité de la gastronomie.

Sur les pas d’un père : Jacques Chevignard, de Dijon à Dachau (1939-1945)

Né en 1917 dans un milieu imprégné de la spiritualité de sa tante Elisabeth de la Trinité (1880-1906), Jacques Chevignard eut une jeunesse marquée par une succession de deuils et de revers de fortune. La « Drôle de guerre » le mena d’Écoles militaires en Ligne Maginot, puis en camps de prisonniers jusqu’au fin fond de la Prusse Orientale. C’est là qu’il obtint avec d’autres d’être libéré en avril 1944 pour encadrer à Kassel les Chantiers de jeunesse en Allemagne sous un régime de semi-liberté de plus en plus funambulesque.  Une dénonciation mit fin à ces occupations : le réseau de résistance franco-allemand auquel il participait fut démantelé, et ce fut la descente aux enfers… Prison, puis camps de Breitenau, Buchenwald et, au bout de trois semaines à bord d’un train de la mort, Dachau et le typhus… Son retour en France en juillet 1945 lui révéla une patrie méconnaissable au sein de laquelle il allait lui falloir retrouver ses marques.