communication

À l’ère du numérique, la difficile, mais nécessaire adaptation des habitants pour de nombreuses tâches de la vie courante

La dématérialisation accélérée des services publics, la Covid-19 et les confinements ont contraint les ménages à intensifier leur usage du numérique dans toutes les sphères de la vie quotidienne. Le télétravail, les classes virtuelles, le commerce en ligne et la télémédecine, notamment, prennent de plus en plus de place dans la vie de ménages. Mais, si pour certains, la numérisation de la société simplifie le quotidien, pour d’autres cela le rend plus complexe. Une partie de la population n’a pas accès à internet du fait de la qualité de la couverture numérique mais aussi en raison du coût de l’abonnement et de l’équipement. D’autres cumulent parfois ces difficultés avec le manque de compétences numériques. Les personnes n’ayant pas utilisé internet dans l’année et/ou étant en difficulté avec les usages du numérique sont considérées en situation d’illectronisme. [ Lire la suite ]

Hommage à Dominique Jouffroy, architecte du patrimoine (1957-2022)

Françoise Vignier et Bernard Sonnet

Éléments d’une biographie

 

Claude Veyssière-Pomot

Approche de la restauration d’un site industriel : les forges de Buffon

 

Visite du chantier de la Fosse de Coulmier le 30 juillet 2020

(reportage FR3 Bourgogne, Sylvain Bouillot, Damien Rabeisen et Florentin Nogara)

Le duc de Saint-Simon et les « faux Chavigny » de Beaune : anatomie d’un scandale

Vers 1700, deux jeunes bourgeois beaunois, Philibert (1685-1745) et Théodore (1687-1771) Chevignard allèrent faire leurs études chez les Jésuites du Collège de Clermont à Paris, sous le nom usurpé de Chavigny-le-Roy, emprunté à une vieille maison éteinte de Touraine.

L’aîné entra en 1708 dans un régiment d’élite et le cadet fut nommé abbé de Bellefontaine à Noël 1709, ce qui suscita quelques jalousies : la supercherie fut alors découverte et Louis XIV exila les deux coupables et fit saisir leurs biens pour satisfaire les créanciers. [ Lire la suite ]

Claude Pouillet (1790-1868), un physicien engagé dans une période politique agitée

Franc-Comtois de naissance (il est né à Cusance dans le département du Doubs), Claude Pouillet est admis à l’Ecole normale en 1809. Il consacre toute sa carrière à l’enseignement de la physique en particulier dans le cadre de la Faculté des sciences de Paris ainsi que du Conservatoire des arts et métiers. Il est élu à l’Académie des sciences en 1837 dans la section de physique générale.

Partisan du Roi Louis-Philippe, il se présente à la députation aux élections du 4 novembre 1837. Il est élu député de la circonscription de Poligny dans le Jura et il est systématiquement réélu aux trois élections suivantes jusqu’en 1848. [ Lire la suite ]

Le marché du vin : un changement d’époque

La crise sanitaire du Covid a accéléré la mise en évidence de mutations très profondes dans le monde du vin. La baisse de consommation constatée depuis de nombreuses années s’accompagne d’un changement d’attitudes, d’attentes vis-à-vis du vin. On constate notamment une rupture de sens de l’acte de consommer et de boire au regard de ce qui avait été ses fondements de l’après-guerre avec un renouvellement de l’imaginaire et des codes de la gourmandise et de l’hédonisme. Certains vins ont acquis un statut de mythe et deviennent très spéculatifs mais la grande masse des vins doit faire face à une concurrence accrue avec une valorisation de nouvelles boissons qui deviennent de vraies alternatives : bières, vins sans alcools, boissons fermentées, retours de boissons anciennes comme la piquette, le pet nat ou les vins orange… Un mouvement hygiéniste : le sober movement prône une modération ou une baisse de la consommation de vins. Boire du vin n’est plus ancré dans une tradition culturelle. [ Lire la suite ]

Au cours du temps, la caféine, amie ou ennemie ?

Proposer une communication autour de la caféine entraîne à de multiples découvertes que les auteurs de la communication tentent de montrer.

Après quelques principes de base pour réaliser son café : l’eau et sa température, la torréfaction du café, la mouture, les types de cafés à envisager : robusta, arabica ou café naturellement sans caféine, ou cafés décaféinés par des méthodes diverses, les types de cafetières à utiliser… nous vous proposerons de découvrir quelques-unes des nombreuses études faites pour déterminer les constituants du « café boisson ».

 

Peut-être que la plus originale est celle du français Armand Seguin (1767-1835) qui a travaillé avec le dijonnais Bernard Courtois pour découvrir la morphine et parla en 1806 d’un principe amer. Suite à ces travaux connus par l’allemand Runge ce dernier découvrit la « kaffeebase » en 1819 substance blanche sous forme d’aiguilles ou de poudre qui deviendra la caféine en 1820 avec les études de trois Français : Robiquet, Pelletier et Caventou mais ces deux derniers laissèrent la découverte à Robiquet. Nous sommes en 1820 mais si Runge connaissait Seguin il ne semble pas qu’à cette date nos trois français connaissaient les travaux de Runge ! Finalement la poudre blanche dans le café existait bien et la recherche pouvait continuer. [ Lire la suite ]

Un portraitiste original du temps de la douceur de vivre : Carmontelle

Louis Carrogis dit Carmontelle (Paris, 1717 – Paris, 1806) ne ressemble guère aux autres portraitistes du XVIIIe siècle ; ayant une formation d’ingénieur militaire, il prend l’habitude de « croquer » officiers et soldats de son régiment, avant de devenir un proche de la famille d’Orléans.

L’artiste multiplie ses dessins à la pierre noire et à la sanguine, qu’il colorie plus tard avec des gouaches. Il devient aussi l’ordonnateur des fêtes données par le duc de Chartres – futur Philippe-Égalité – ; c’est également l’auteur de nombreuses comédies, dont il peint aussi les décors sous forme de transparents éclairés par des feux qui montrent des paysages de jardins enchantés.

La Révolution mettant fin à son activité, Carmontelle connaît la gêne et vivra jusqu’à 89 ans, grâce à une pension de la duchesse de Luynes. [ Lire la suite ]

La redécouverte et la sauvegarde de Saint-Andoche de Saulieu, 1756-1870

En 2019, la ville de Saulieu a organisé un certain nombre de célébrations pour commémorer les 900 ans de la basilique Saint-Andoche et les 100 ans de son élévation au rang de basilique mineure. Ce fut l’occasion de se pencher sur la redécouverte et les premières restaurations de la basilique de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au milieu du XIXe siècle.

De 1750 à 1820, dans le goût néoclassique dominant, les seuls travaux d’envergure sont embellissements intérieurs prévus par Jean-Antoine Caristie, qui prévoyait la construction d’un nouvel orgue, de stalles élégantes et d’une chaire à prêcher, et déjà de nécessaires réfections du dôme, d’une partie de la toiture et du portail. [ Lire la suite ]

Regard sur la communauté juive de Dijon

La synagogue de Dijon inscrite à l’inventaire des Monuments historiques est un édifice particulièrement imposant laissant supposer une présence importante de la communauté juive en notre ville de Dijon. J. Visseq s’interroge à la fois sur la nature architecturale de la construction, le contexte lié à son implantation et sur l’évolution sociologique de la communauté juive à partir de cette période et jusqu’à la période actuelle. Bien que tous ces faits soient très documentés, l’exposé tente une mise en perspective relevant en quelque sorte de la « mémoire », d’autant que force est de constater que la grandeur de la synagogue n’est plus en commune mesure avec la communauté des pratiquants particulièrement réduite à ce jour en ce lieu.

 

Le chanvre ou cannabis

Le chanvre, utilisé pour fabriquer des cordages de vêtements, accompagne depuis longtemps la vie de l’être humain.

Cannabis est le nom donné au chanvre, plante textile herbacée, dans un usage déviant comme psychotrope. C’est pourquoi l’usage du cannabis est ambigu.

Le Cannabis est utilisé comme médicament, produit de « bien être » marqué CBD, produit récréatif comme psychotrope.

Nous expliquerons les conséquences de sa consommation sur l’homme au niveau médical et sociétal.

L’Assemblée Nationale a publié un rapport d’information sur « La règlementation et l’impact des différents usages du cannabis » : l’État pourrait se substituer au marché clandestin afin de réguler la production, contrôler la qualité et moduler l’offre en excluant les consommateurs mineurs.

« Quelle que soit l’issue des débats, la seule politique efficace contre toutes les drogues : l’information et l’éducation. » J. Bokaert membre de l’Académie des Sciences, Professeur Émérite en Neurosciences.

« Histoire de Madame de Mucy », une Dijonnaise héroïne de roman libertin au XVIIIe siècle

Ce court roman, publié en 1731, raconte, sous la plume de Marianne sa servante, les aventures de Geneviève de Mucie qui abandonna mari et enfants pour suivre le duc de Bourbon à Paris en 1706. Elle y devint l’une des « coquettes » les plus en vue de Paris, fort infidèle au duc qui s’en fâcha. Elle décida, alors, de retrouver « l’idole de son cœur », le comte d’Albert, en Espagne. Durant le voyage elle rencontra une de ses anciennes connaissances, l’Anglais Stanhope très amoureux d’elle. L’Espagne est alors le théâtre de la guerre de Succession qui oppose la France à une coalition anglo-autrichienne, dans laquelle Madame de Mucie va jouer un rôle majeur en dupant Stanhope, avant de mourir prématurément de chagrin de ses amours non partagées. [ Lire la suite ]

Trois siècles d’histoire de l’Université de Bourgogne

En 2022, cela fera six cents ans que l’université de Bourgogne était fondée à Dole et trois cents ans depuis sa refondation à Dijon. Voilà une belle opportunité pour se pencher sur la grande aventure de cette université et de retrouver les événements, les étapes, les femmes et les hommes qui ont marqué son évolution. D’abord frêle roseau à ses débuts, secouée depuis par de multiples tempêtes la menaçant de disparaître et y résistant pendant près de 250 ans, elle devient après 1957 bien enracinée dans son superbe campus, un solide chêne taquinant les classements internationaux. C’est aussi l’aventure de centaines d’hommes et de femmes, professeurs, personnels ou étudiants, qui ont porté dans la diversité de leurs missions et de leur compétences son ambition et son renom ; C’est enfin l’aventure du territoire dans lequel cette université s’est progressivement implantée, des collectivités qui l’ont souhaitée, soutenue et dont elle accompagne le développement et le futur. Prenons un moment pour découvrir la vie foisonnante, souvent sérieuse et parfois cocasse, mais hélas trop méconnue de l’université de Bourgogne.