Prix de l’Académie 2020

L’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon a l’habitude de décerner chaque année un prix consistant en une médaille reproduisant celle remise à Jean-Jacques Rousseau en 1750 et un chèque qui sont remis au lauréat lors de la séance solennelle de rentrée d’octobre.

            En octobre 2020, l’Académie ne remettra pas de prix, mais la séance solennelle sera consacrée à son doyen d’élection, Monsieur Jean Richard, élu membre résidant en 1945 ! Un volume de Mélanges regroupant une cinquantaine d’articles rédigés par ses confrères, collègues et amis et traitant de sujets en lien avec les nombreux sujets de recherche abordés par M. Jean Richard lui sera remis en main propre. Également membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres depuis 1987, M. Jean Richard qui a enseigné l’histoire médiévale à la Faculté des Lettres de Dijon, est un spécialiste mondialement reconnu de l’histoire des Croisades, des États latins d’Orient, des missions en Orient, tout autant que de l’histoire de la Bourgogne. Au moins un de ses livres ou articles a été traduit dans l’une des onze langues suivantes : anglais, allemand, néerlandais, italien, grec, tchèque, bulgare, croate, arabe, russe, japonais ! Sa monumentale bibliographie figurera en tête du volume de Mélanges (plus de 50 livres, 500 articles, 40 préfaces, 200 comptes rendus sans compter la collaboration à 23 dictionnaires ou encyclopédies pour 239 articles, le tout représentant près de 13 000 pages sous sa signature).

            Lorsque la table des matières du volume sera établi, une souscription sera lancée afin que ses nombreux amis, confrères, collègues, lecteurs et admirateurs puissent lui rendre hommage en figurant parmi les souscripteurs dont la liste, Tabula gratulatoria, sera publiée dans le volume.

            C’est donc à une séance solennelle de rentrée exceptionnelle que le public est invité à participer le 10 octobre 2020.

Pierre Louki (1920-2006), jongleur de notes et de mots

Séance annulée

Voulez me connaître ? Écoutez mes chansons. Ça me fera plaisir et vous saurez tout

Entre « Le trou dans ma chaussette » et le « Trou d’mémoire « , il y a une immense place pour dire l’amour, l’amitié, le temps qui passe, la peine, la douleur, l’absurdité du monde… mais aussi pour vivre avec lui dans les nuages car Pierre Louki, né à Brienon-sur-Armançon, tour à tour écolier à Irancy, horloger à Laroche-Migennes puis résistant va devenir à Paris un jongleur de notes et de mots pour jouer la comédie, chanter en entrecoupant ses chants de textes parlés, écrire pour les adultes ou pour les enfants. [ Lire la suite ]

Éloge de Roger Cuvillier (1922-2019)

Séance annulée

Roger Cuvillier, né à Lille en 1922, est ingénieur de l’École Centrale de Paris, ingénieur d’Études au siège parisien de la SOM (Société d’Optique et de Mécanique) il se spécialisa à ’École Supérieure d’Optique et imagina de réaliser un objectif capable de remplacer à lui seul les trois objectifs des caméras à tourelle de l’époque. Ce fut le Pan Cinor, objectif à focale variable à compensation optique, ancêtre du Zoom qui fut monté dans les ateliers de la rue Nicolas Berthot puis du Boulevard de Stalingrad où l’usine employa jusqu’à 300 personnes. La concurrence étrangère et la photographie numérique allèrent entraîner une nouvelle orientation de l’usine et il en quitta la direction en 1974 et s’occupa jusqu’à sa retraite en 1984 d’un Comité d’expansion pour la formation du personnel et l’amélioration des conditions de travail. Il se passionna alors pour la photographie stéréoscopique et inventa divers dispositifs.

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La restauration du verre

La restauration du verre se pratique depuis peu de temps, car les produits satisfaisants ne sont apparus qu’avec les matériaux synthétiques, et elle restait toujours plus ou moins visible. La possibilité de restaurer un verre, hormis en archéologie, était peu connue.

Après une formation auprès des restaurateurs des musées archéologiques de Mayence et du Musée du Verre de Corning, Juliette Vignier-Dupin s’est spécialisée dans la restauration de ce matériau toutes époques et s’attache à la faire connaître. [ Lire la suite ]

Une catastrophe planétaire : l’épidémie de grippe espagnole, 1918-1919

L’épidémie de grippe, dite, à tort, espagnole, apparue en 1918, alors que la guerre n’était pas terminée, est devenue une véritable pandémie qui a frappé les cinq continents. Cette malade très contagieuse est, encore aujourd’hui, mal connue, mais il est certain qu’elle a fait son apparition non pas en Espagne mais… en Chine, comme d’autres épidémies. Elle fut meurtrière, elle aurait peut-être fait disparaître 100 millions d’individus, plus que la totalité des morts des deux conflits mondiaux. En France, on a dénombré 250 000 victimes, et 18 millions en Inde, soit plus de 6% de la population…

Le médecin Inspecteur Général Hyacinthe Vincent (1862-1950). L’un des artisans de la victoire de la guerre 1914-1918

L’ancien hôpital militaire de Dijon, dit Montmusard à l’origine, devient en 1951 l’hôpital Hyacinthe Vincent, du nom d’un médecin militaire. Qu’a fait ce médecin pour mériter cet honneur ?

Né à Bordeaux le 22 décembre 1862, Vincent opte pour la médecine militaire en octobre 1884. Après différentes affectations, il est nommé en décembre 1902 professeur d’épidémiologie et directeur du laboratoire de bactériologie médicale à l’école d’application du service de santé du Val de Grâce.

Compte tenu des graves conséquences des épidémies de fièvre typhoïde au sein des armées, il comprend très vite l’intérêt d’un vaccin. Sa mise au point (un vaccin stérilisé à l’éther dans le cas de Vincent), la rivalité entre l’Institut Pasteur et le Val de Grâce, les discussions liées à sa mise en application, constituent une véritable épopée. Une loi inspirée par Vincent, et déposée par le sénateur et médecin Léon Labbé, est votée le 28 mars 1914. Elle rend obligatoire la vaccination anti typhique dans les armées. Mais quand éclate la guerre, l’obligation de vaccination n’a pas encore eu le temps d’être généralisée. Or début novembre 1914 est marqué par une grave poussée épidémique. La situation impose une attitude drastique. Vincent est chargé de vacciner toutes les armées et son action énergique, dans un contexte difficile, conduit à la régression de l’épidémie en 1915.

Placé dans la deuxième section (réserve) en décembre 1924, le rôle important qu’il a joué pendant la guerre lui vaut de nombreux honneurs. Il fait l’objet en particulier d’une citation à l’Ordre de la Nation, en date du 28 décembre 1945, signée Ch. De Gaulle.

Hyacinthe Vincent décède à Paris le 23 novembre 1950. Il est inhumé au cimetière du Père Lachaise.

 

Comment les nazis ont fait main basse sur le vignoble français (1940-1944)

Durant les quatre années de guerre et d’occupation qui marquèrent la France entre 1940 et 1944, les vignobles furent soumis au plus intense pillage que le pays ait connu jusqu’alors. Toutes les unités militaires et tous les services allemands opérèrent des prélèvements massifs de vins, suivant une redoutable planification mise en place en haut-lieu par les autorités nazies afin de ravitailler leur armée et leur population. À Bordeaux, à Cognac, à Reims, à Beaune, dans tous les grands vignobles, des « Weinführer », délégués officiels désignés experts en vin, nommés par Berlin, prirent rapidement place pour coordonner cette gigantesque entreprise de captation, inédite par son envergure et ses conséquences. [ Lire la suite ]

Colloque Darantiere

Colloque annulé

COLLOQUE DARANTIERE : UNE DYNASTIE DE MAITRES IMPRIMEURS

Salle de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de DIJON

5 rue de l’École de droit, 21000 DIJON

 

SAMEDI 21 MARS 2020

 

9 h 00           Accueil des participants

9 h 30           Allocution de Christian Tavernier, président de l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon

9 h 40           Présidence de séance : Christian Tavernier

Jacques Poirier : introduction

Jacques Poirier : Victor Darantiere, le père fondateur

10 h 15          Maud Simonnot : Maurice Darantiere, The French Printer

10 h 45         Pause

11 h 00          Présidence de séance : Daniel-Henri Vincent

Éliane Lochot : La Revue de Bourgogne

11 h 30          Jean-Yves Mollier : Maurice Darantiere dans la tourmente de l’Occupation

12 h 00         Échanges avec la salle

12 h 30         Déjeuner libre

14 h 30         Présidence de séance : Bernard Chevignard Guillaume d’Avout : Bernard d’Avout, cinquante ans pour Darantiere

15 h 00        François d’Arbaumont, Jean-Jacques Séguret : l’impression au plomb et les  mutations techniques, table ronde animée

par Jacques Poirier

15 h 45         Sébastien Langlois : Darantiere à la Bibliothèque municipale de Dijon : un fond méconnu pour l’histoire du livre

16 h 15          Échanges avec la salle

16 h 30         Pause

Présentation d’une sélection d’ouvrages du fonds Darantiere à la Bibliothèque municipale

 

 

Sauvetage du patrimoine en Châtillonnais : le retour des fonts baptismaux dans l’église de Beaunotte, les travaux à la Fosse de Coulmier, l’avenir du Moulin de Roche à Aignay

Séance annulée

Trois cas de sauvetage du patrimoine rural du Châtillonnais seront évoqués lors de cette séance :

  • le retour dans l’église de Beaunotte des fonts baptismaux du XIIIe siècle
  • le chantier de restauration en cours du bassin et du puits de la Fosse de Coulmier-le-Sec

Cette construction énigmatique du XVIIIe siècle avait été présentée lors de la séance de la CAP du mercredi 21 juin 2017.

  • le projet de mise en valeur du Moulin de Roche à Aignay, relié à son bief par un canal de 130 m coulant sous la rue principale du village

Une catastrophe planétaire : l’épidémie de grippe espagnole, 1918-1919

Séance annulée

L’épidémie de grippe, dite, à tort, espagnole, apparue en 1918, alors que la guerre n’était pas terminée, est devenue une véritable pandémie qui a frappé les cinq continents. Cette malade très contagieuse est, encore aujourd’hui, mal connue, mais il est certain qu’elle a fait son apparition non pas en Espagne mais… en Chine, comme d’autres épidémies. Elle fut meurtrière, elle aurait peut-être fait disparaître 100 millions d’individus, plus que la totalité des morts des deux conflits mondiaux. En France, on a dénombré 250 000 victimes, et 18 millions en Inde, soit plus de 6% de la population…

 

Le Médecin Général Inspecteur Hyacinthe Vincent (1862-1950), l’un des artisans de la victoire de la guerre 1914-1918

Séance annulée

L’ancien hôpital militaire de Dijon, dit Montmusard à l’origine, devient en 1951 l’hôpital Hyacinthe Vincent, du nom d’un médecin militaire. Qu’a fait ce médecin pour mériter cet honneur ?

Né à Bordeaux le 22 décembre 1862, Vincent opte pour la médecine militaire en octobre 1884. Après différentes affectations, il est nommé en décembre 1902 professeur d’épidémiologie et directeur du laboratoire de bactériologie médicale à l’école d’application du service de santé du Val de Grâce. [ Lire la suite ]

Bernis et Vergennes : deux diplomates aux destins croisés

Séance annulée

L’un a négocié la réconciliation historique de la France des Bourbons avec l’Empire des Habsbourg. L’autre a restauré l’influence internationale de la monarchie française face à sa rivale anglaise. Le cardinal de Bernis et le comte de Vergennes ont pour point commun d’avoir mené une brillante carrière de diplomate et de ministre sous les règnes de Louis XV et Louis XVI.

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Alésia, au regard des antiquaires et des sociétés savantes (XVIe-XIXe siècles)

L’étude du cas d’Alésia apporte un éclairage étonnant sur la pratique antiquaire et savante dans un lieu célèbre entre tous dont la tradition textuelle est ininterrompue depuis l’Antiquité.

Dans ce cadre, il s’agira de définir les raisons et l’évolution des pratiques de collecte des objets archéologiques et de leur corollaire : la question du devenir des découvertes et de leur restitution à un public par la publication et l’exposition. [ Lire la suite ]

Réussir en France, est-ce encore possible ?

Autoentrepreneurs, microentreprises, startups, frenchtechs, foodtechs, ESS [Economie sociale et solidaire], Milléniaux… sont-ils la preuve qu’il est encore possible de réussir en France ? Les pessimistes diront que non sans vraiment savoir pourquoi ! Les optimistes diront que oui car jamais nous n’avons eu autant de créations d’entreprises, de jeunes entrepreneurs et de dispositifs d’accompagnement. [ Lire la suite ]