Sujet mis au concours pour le prix 2019

« Les inégalités dans la société française au 21e siècle »

Conservant la tradition du 18e siècle, originale aujourd’hui, l’Académie distinguera un ouvrage, rédigé en français, inédit ou imprimé.

Le Prix (la « médaille d’or » de l’Académie, à l’identique de celle reçue par Jean-Jacques Rousseau, et une somme de 1500 €)

sera remis publiquement au cours de la séance solennelle

de l’Académie au Palais des Etats de Bourgogne

(Hôtel de Ville de Dijon) en octobre 2019.

Les documents : textes tapuscrits (50 pages au minimum), ouvrages imprimés, rédigés en français, devront être déposés ou envoyés au Secrétariat de l’Académie, à l’adresse indiquée ci-dessous, en 3 exemplaires, avant le 1er juillet 2019.

 

5, rue de l’Ecole-de-Droit   F 21000 DIJON.

Tél. : 03 80 54 22 93. Courriel : contact@academie-sabl-dijon.com

Site : www.academie-sabl-dijon.org

Modification des surfaces de matériaux avec des groupes organiques et dégradation de polluants organiques persistants par voie électrochimique

Au cours de ma communication je vais tout dabord montrer le rôle de lélectrochimie dans le revêtement des surfaces de matériaux par des molécules organiques qui permet d’améliorer leur résistance vis-à-vis de leur environnement ou de les utiliser dans le domaine de lélectronique moléculaire, de capteurs, du biomédical, de la catalyse ou du stockage de lénergie. Je montrerai également limportance du processus électrochimique dans la dégradation totale de polluants organiques tels que : pesticides, médicaments ou autres molécules organiques de synthèse. [ Lire la suite ]

Quel avenir pour la femme française après le 11 novembre 1918

La guerre a détruit 10% de la population, spécialement des hommes jeunes.

Pendant le conflit, les femmes ont assumé alors des responsabilités nouvelles dans tous les secteurs : elles ont pris la place des combattants et acquit une expérience.

Après le 11 novembre 1918, elles sont renvoyées sans ménagement dans leur foyer pour repeupler la France. Une politique nataliste avec deux lois en 1920 et 1923 est instituée pour redresser une démographie défaillante.

Mais les femmes ont pris conscience de leur rôle social pendant la guerre et leur comportement changé : elles contestent. Certaines se marient, d’autres font des études pour avoir un métier. [ Lire la suite ]

Des objets au corps connecté. Une démarche qui doit viser le meilleur en évitant le pire

Certains objets en se connectant grâce au numérique nous offrent de larges possibilités d’amélioration de nos conditions de vie en termes d’information, de communication, de contrôle de l’environnement, de transport, mais aussi en termes de santé.

C’est sur ce point que d’importantes questions éthiques commencent à se poser avec acuité.

Comment nous protéger d’une forme d’espionnage permise par l’extraordinaire évolution technologique qui a logiquement devancé la mise en place des moyens de contrôle et de sauvegarde vis-à-vis des risques de l’internet des objets ?

Comment permettre que notre corps, à son tour connecté, ne soit pas réparé pour le meilleur, mais augmenté pour le pire ?

C’est à ces questions que Jean-Pierre DIDIER Professeur émérite de l’Université de Bourgogne Franche-Comté se propose d’apporter des éléments de réponse lors de son discours de réception comme membre résidant de l’Académie des sciences, arts et belles lettres de Dijon.

 

Les monuments funéraires des églises dijonnaises, vestiges témoins d’un passé disparu

François Ier se serait exclamé en arrivant à Dijon : « Quelle belle ville, c’est la ville aux cent clochers ».

A la veille de la Révolution, Dijon compte effectivement plus de quarante édifices religieux : églises, monastères d’hommes et de femmes, hospices divers, établissements d’enseignement.

La majorité d’entre eux sont richement décorés ; de très nombreuses chapelles privées y sont fondées et abritent la sépulture de nobles familles ou de riches bourgeois. Ces derniers n’hésitent pas à passer commande auprès de talentueux artistes de monuments funéraires d’aspect fort varié, véritables chefs-d’œuvre pour certains. [ Lire la suite ]

Origine et naissance de la sécurité sociale

L’ordonnance du 4 octobre 1945 a créé la Sécurité sociale avec l’ambition d’offrir à l’ensemble des Français un système complet et obligatoire de protection. La population allait pouvoir bénéficier de l’Assurance Maladie, de l’Assurance Vieillesse, de l’Assurance Accidents du travail et des prestations familiales. Avant 1945, plusieurs textes assuraient déjà une protection mais à quelques catégories professionnelles seulement, système incomplet et sans unité : ainsi, une loi de 1898 avait octroyé une couverture contre les accidents du travail mais uniquement aux ouvriers de l’industrie. En 1930, après plusieurs échecs, le législateur avait fini par imposer pour les salariés du commerce et de l’industrie (les fonctionnaires avaient déjà droit à une retraite depuis Napoléon III, 1853, les Assurances Sociales (maladie et Vieillesse) puis en 1932, les Allocations familiales.

Gustave Eiffel : Rencontres avec les savants bourguignons et défis techniques de la construction de la Tour Eiffel

A l’occasion de l’Exposition universelle de 1889, un concours fut ouvert pour la construction d’une tour de 1000 pieds de haut.  Nouguier et Koechlin ont préparé un projet que Gustave Eiffel jugea très réaliste. Il a donc racheté tous les droits à ses deux ingénieurs et a proposé d’assurer la construction, puis le démantèlement, de la Tour avec ses fonds propres à condition d’avoir l’exclusivité de l’exploitation de l’édifice pendant 20 ans. [ Lire la suite ]

Un humble fils de paysan, Diogène Maillart (1840-1926), peintre parisien

Fils d’un père lettré et marchand de bestiaux, lui et ses frères fréquentèrent l’École des Beaux-Arts de Paris. Les dons artistiques de Diogène étaient certains mais aller étudier à Paris a été un problème. Et, de là, comment espérer être admis à la grande École ? Et devenir un jour artiste ? Cela fut pour lui un périple des plus ardus. [ Lire la suite ]

Le ballet des morts. État, armée, familles, s’occuper des corps de la grande Guerre

A l’issue de la Grande Guerre, de nombreuses familles expriment le désir de récupérer les corps de leurs soldats morts au champ d’honneur pour les inhumer dans le cimetière familial aux côtés des ancêtres. Mais elles se heurtent au refus de l’État dont la priorité est de « nettoyer » les champs de bataille, comptabiliser les morts, les identifier et les inhumer dans des cimetières militaires. Cette interdiction suscite de vives réactions, certains endeuillés n’hésitant pas à outrepasser la loi et à procéder à des exhumations clandestines. [ Lire la suite ]

La Légion d’honneur, une institution républicaine originale : une histoire mouvementée et un droit méconnu…

I.Une histoire mouvementée : après la création par Bonaparte, les vicissitudes du 19e siècle.

II. Un droit méconnu : une institution républicaine « sui generis » ; une compétence quasi exclusive du pouvoir exécutif, qui réserve au Président de la République des pouvoirs étendus en sa qualité de Grand Maître ; une codification, qui prévoit cependant des exceptions à la compétence réglementaire et un contrôle juridictionnel d’une intensité variable.

III. L’attribution de la Légion d’honneur respecte un cadre légal, enrichi par la doctrine du Conseil de l’Ordre animée par un souci d’équité et une exigence éthique. La communication s’achèvera par la présentation des orientations arrêtées lors du Conseil des Ministres du 2 novembre 2017.

La création musicale de l’arrière-front pendant la Première Guerre mondiale

Si la chanson pendant la Première Guerre mondiale exprime, l’amour, le mal du pays, la détresse et sont parfois satiriques, on compose aussi à l’arrière-front : des œuvres dédiées aux soldats, d’autres avec le peu de moyens restant à disposition (Stravinsky, Debussy, Ravel, Satie). C’est l’apparition de la Ligue nationale pour la défense de la musique française. Des compositeurs, des instrumentistes sont sur le front et tentent de pratiquer leur art. Ce sont aussi les débuts du dadaïsme, du surréalisme, de la Musique sérielle et de l’Expressionnisme.

Les signes du Zodiaque dans les églises de Bourgogne aux XIIe et XIIIe siècles

Le thème iconographique du Zodiaque a connu un certain succès dans la décoration monumentale des églises entre le XIIe et le XIIIe siècle, surtout en France et en Italie.

Figurés sur des objets et manuscrits liturgiques au cours du haut Moyen Âge, les signes du Zodiaque sont hérités de l’Antiquité et ont fait l’objet d’une certaine réappropriation. Les douze signes du Zodiaque furent souvent associés aux Occupations des mois pour former un calendrier liant la terre et le ciel. La Bourgogne apparaît comme un foyer pour ces thèmes iconographiques, en particulier parmi les cycles sculptés, situés le plus souvent sur des voussures. [ Lire la suite ]

Le général Jacquin (1759-1841) et la gendarmerie d’élite de la Garde impériale

Jean-Baptiste Jacquin, né à Bonnencontre, dans l’ancien canton de Seurre, officier de la Légion d’honneur, baron de l’Empire, est l’exemple-type du sous-officier d’Ancien régime que la Révolution et l‘Empire vont couvrir d’honneurs et de distinctions. Il a accompli une bonne partie de sa carrière dans une arme peu connue qui ne survivra pas à la chute de l‘Empire : la Gendarmerie d’élite de la Garde impériale.

PARACELSE un médecin humaniste, iconoclaste et innovateur

Son père chimiste et médecin lui enseigne ce qu’il sait sur l’alchimie et la science des plantes. Il entamer ses études de médecine à 16 ans à l’Université de Bâle. Il poursuit sa formation à Ferrare et prend le nom de PARACELSE en hommage au célèbre médecin romain du IIè siècle. Il visite Paris, Montpellier, Lisbonne, Oxford. Il a de nombreux ennemis parmi ses confrères car il les critique avec violence : « Nul n’ignore que la plupart des médecins de notre temps ont failli de la manière la plus honteuse, s’attachant avec pédantisme aux doctrines de GALIEN, d’HIPPOCRATE et d’AVICENNE. Ce sont l’expérience et la raison qui me guideront et non les autorités ». En 1527 il brûle le Canon de la Médecine d’AVICENNE (980-1037) et les œuvres de GALIEN (v.131-v.201) en place publique. L’étrange personnalité de PARACELSE illustre la rupture qui se produisit dans les méthodes de pensée à la Renaissance. Il donne un grand rôle à l’expérience et à la magie qui est pour lui la clé du savoir et s’oppose à la raison « La magie est une grande sagesse secrète alors que la raison est une grande folie publique ». Il se démarque des alchimistes car ce n’est pas la transmutation qui l’intéresse mais la composition chimique des mélanges. [ Lire la suite ]