Confèrence

Origine et naissance de la sécurité sociale

L’ordonnance du 4 octobre 1945 a créé la Sécurité sociale avec l’ambition d’offrir à l’ensemble des Français un système complet et obligatoire de protection. La population allait pouvoir bénéficier de l’Assurance Maladie, de l’Assurance Vieillesse, de l’Assurance Accidents du travail et des prestations familiales. Avant 1945, plusieurs textes assuraient déjà une protection mais à quelques catégories professionnelles seulement, système incomplet et sans unité : ainsi, une loi de 1898 avait octroyé une couverture contre les accidents du travail mais uniquement aux ouvriers de l’industrie. En 1930, après plusieurs échecs, le législateur avait fini par imposer pour les salariés du commerce et de l’industrie (les fonctionnaires avaient déjà droit à une retraite depuis Napoléon III, 1853, les Assurances Sociales (maladie et Vieillesse) puis en 1932, les Allocations familiales.

Gustave Eiffel : Rencontres avec les savants bourguignons et défis techniques de la construction de la Tour Eiffel

A l’occasion de l’Exposition universelle de 1889, un concours fut ouvert pour la construction d’une tour de 1000 pieds de haut.  Nouguier et Koechlin ont préparé un projet que Gustave Eiffel jugea très réaliste. Il a donc racheté tous les droits à ses deux ingénieurs et a proposé d’assurer la construction, puis le démantèlement, de la Tour avec ses fonds propres à condition d’avoir l’exclusivité de l’exploitation de l’édifice pendant 20 ans. [ Lire la suite ]

Un humble fils de paysan, Diogène Maillart (1840-1926), peintre parisien

Fils d’un père lettré et marchand de bestiaux, lui et ses frères fréquentèrent l’École des Beaux-Arts de Paris. Les dons artistiques de Diogène étaient certains mais aller étudier à Paris a été un problème. Et, de là, comment espérer être admis à la grande École ? Et devenir un jour artiste ? Cela fut pour lui un périple des plus ardus. [ Lire la suite ]

Le ballet des morts. État, armée, familles, s’occuper des corps de la grande Guerre

A l’issue de la Grande Guerre, de nombreuses familles expriment le désir de récupérer les corps de leurs soldats morts au champ d’honneur pour les inhumer dans le cimetière familial aux côtés des ancêtres. Mais elles se heurtent au refus de l’État dont la priorité est de « nettoyer » les champs de bataille, comptabiliser les morts, les identifier et les inhumer dans des cimetières militaires. Cette interdiction suscite de vives réactions, certains endeuillés n’hésitant pas à outrepasser la loi et à procéder à des exhumations clandestines. [ Lire la suite ]

La Légion d’honneur, une institution républicaine originale : une histoire mouvementée et un droit méconnu…

I.Une histoire mouvementée : après la création par Bonaparte, les vicissitudes du 19e siècle.

II. Un droit méconnu : une institution républicaine « sui generis » ; une compétence quasi exclusive du pouvoir exécutif, qui réserve au Président de la République des pouvoirs étendus en sa qualité de Grand Maître ; une codification, qui prévoit cependant des exceptions à la compétence réglementaire et un contrôle juridictionnel d’une intensité variable.

III. L’attribution de la Légion d’honneur respecte un cadre légal, enrichi par la doctrine du Conseil de l’Ordre animée par un souci d’équité et une exigence éthique. La communication s’achèvera par la présentation des orientations arrêtées lors du Conseil des Ministres du 2 novembre 2017.

La création musicale de l’arrière-front pendant la Première Guerre mondiale

Si la chanson pendant la Première Guerre mondiale exprime, l’amour, le mal du pays, la détresse et sont parfois satiriques, on compose aussi à l’arrière-front : des œuvres dédiées aux soldats, d’autres avec le peu de moyens restant à disposition (Stravinsky, Debussy, Ravel, Satie). C’est l’apparition de la Ligue nationale pour la défense de la musique française. Des compositeurs, des instrumentistes sont sur le front et tentent de pratiquer leur art. Ce sont aussi les débuts du dadaïsme, du surréalisme, de la Musique sérielle et de l’Expressionnisme.

Les signes du Zodiaque dans les églises de Bourgogne aux XIIe et XIIIe siècles

Le thème iconographique du Zodiaque a connu un certain succès dans la décoration monumentale des églises entre le XIIe et le XIIIe siècle, surtout en France et en Italie.

Figurés sur des objets et manuscrits liturgiques au cours du haut Moyen Âge, les signes du Zodiaque sont hérités de l’Antiquité et ont fait l’objet d’une certaine réappropriation. Les douze signes du Zodiaque furent souvent associés aux Occupations des mois pour former un calendrier liant la terre et le ciel. La Bourgogne apparaît comme un foyer pour ces thèmes iconographiques, en particulier parmi les cycles sculptés, situés le plus souvent sur des voussures. [ Lire la suite ]

Le général Jacquin (1759-1841) et la gendarmerie d’élite de la Garde impériale

Jean-Baptiste Jacquin, né à Bonnencontre, dans l’ancien canton de Seurre, officier de la Légion d’honneur, baron de l’Empire, est l’exemple-type du sous-officier d’Ancien régime que la Révolution et l‘Empire vont couvrir d’honneurs et de distinctions. Il a accompli une bonne partie de sa carrière dans une arme peu connue qui ne survivra pas à la chute de l‘Empire : la Gendarmerie d’élite de la Garde impériale.

PARACELSE un médecin humaniste, iconoclaste et innovateur

Son père chimiste et médecin lui enseigne ce qu’il sait sur l’alchimie et la science des plantes. Il entamer ses études de médecine à 16 ans à l’Université de Bâle. Il poursuit sa formation à Ferrare et prend le nom de PARACELSE en hommage au célèbre médecin romain du IIè siècle. Il visite Paris, Montpellier, Lisbonne, Oxford. Il a de nombreux ennemis parmi ses confrères car il les critique avec violence : « Nul n’ignore que la plupart des médecins de notre temps ont failli de la manière la plus honteuse, s’attachant avec pédantisme aux doctrines de GALIEN, d’HIPPOCRATE et d’AVICENNE. Ce sont l’expérience et la raison qui me guideront et non les autorités ». En 1527 il brûle le Canon de la Médecine d’AVICENNE (980-1037) et les œuvres de GALIEN (v.131-v.201) en place publique. L’étrange personnalité de PARACELSE illustre la rupture qui se produisit dans les méthodes de pensée à la Renaissance. Il donne un grand rôle à l’expérience et à la magie qui est pour lui la clé du savoir et s’oppose à la raison « La magie est une grande sagesse secrète alors que la raison est une grande folie publique ». Il se démarque des alchimistes car ce n’est pas la transmutation qui l’intéresse mais la composition chimique des mélanges. [ Lire la suite ]

La Grande Guerre dans les journaux pour enfants

Les journaux pour enfants publiés pendant la Grande guerre sont des moyens de propagande destinés à l’ « arrière ».

 Les thèmes évoluent. Les premiers dessins annoncent une victoire rapide enlevée remportée à la baïonnette. La violation de la neutralité de la Belgique est ensuite invoquée ; n’est-elle pas un ciment de l’Union sacrée ? Le temps passant, les images transportent les jeunes lecteurs sur les fronts éloignés de Serbie, des Dardanelles ou de Russie, façon de montrer que le monde entier combat l’Allemagne et ses alliés. Enfin, on parle moins de la victoire, mais davantage de sales tours joués aux ennemis. [ Lire la suite ]

Collonges-les-Premières : Un habitat aristocratique autour de l’An Mil

Le tracé de la Ligne à grande vitesse reliant Dijon à Mulhouse a été l’objet de plusieurs opérations archéologiques réalisées par l’Inrap. Parmi celles-ci, les interventions effectuées en 2012, puis en 2013, sur la commune de Collonges-les-Premières (Côte d’Or) aux lieux-dits « Le devant de la Fortelle » et « Bungey » permettent d’approfondir notre connaissance sur l’occupation du territoire à la charnière de l’An Mil. [ Lire la suite ]

Solde et monnaies dans les armées napoléoniennes

Il existera dans les armées du 1er Empire quatre carences importantes : le service des vivres, celui de santé, les problèmes liés aux chaussures et surtout la solde. Le montant de celle-ci est réglé par une instruction du ministre de la Guerre, ce qui ne veut pas dire qu’elle sera payée régulièrement. C’est en 1805 qu’est publiée une instruction pour les payeurs des divisions militaires et des armées.  [ Lire la suite ]

Cassini-Huygens – Les merveilles de Saturne

La mission Cassini-Huygens a exploré le système de Saturne pendant plus de 13 ans. Elle restera à tout jamais l’une des plus belles et des plus réussies de toutes les missions d’exploration du Système Solaire. Atterrissage de la sonde Huygens sur Titan, dizaines de survols de l’ensemble des satellites, des anneaux, étude détaillée de l’atmosphère de la planète géante, de son environnement magnétique, … une moisson scientifique extraordinaire qui occupera les chercheurs pendant des dizaines d’années. Mais, comme tout a une fin, cette magnifique aventure s’est terminée le 15 septembre 2017, de manière très spectaculaire. Après une série de survols entre les anneaux et la planète, l’orbiteur Cassini a plongé dans l’atmosphère de Saturne. Cette conférence dressera un premier bilan de la mission, avec ses images les plus spectaculaires.

Louis Dietsch, un musicien dijonnais méconnu

Il fréquenta la Maîtrise de la cathédrale, puis poursuivit ses études musicales à Paris.

Il jouait du basson, du piano, mais aussi, et surtout de l’orgue.

Il enseigna et composa, dirigea orchestre et chœurs de l’Opéra de Paris, commit par hasard un opéra, qu’il regretta ensuite, fréquenta les plus grands musiciens de son temps, en pleine époque romantique, mais se consacra essentiellement à la musique religieuse.     [ Lire la suite ]