Le merveilleux cycle de la vie est entretenu par le métabolisme qui permet à des molécules, réputées non vivantes, de constituer des organes puis un être vivant. Le passage d’une chose à un être humain se perpétue grâce à la procréation avant que le vieillissement ne l’entraîne dans un passage inverse à travers un sommeil éternel le reconduisant à l’état de chose. La mythologie grecque attribua à Eros, l’initiation du désir et de l’amour menant à la procréation et à Thanatos, l’initiation d’un processus menant au trépas. Sigmund Freud en fit un couple oxymore responsable des pulsions de vie ou de mort. Or la neurobiologie a donné une fascinante matérialité à ces données tant mythologiques que psychanalytiques en découvrant, dans notre cerveau, des centres et des circuits neuronaux soit de l’agressivité et de la violence soit du désir et de la récompense. Un sorte de boite à outils nous a ainsi été léguée via notre patrimoine génétique. Il nous revient de l’utiliser pour le meilleur, c’est à dire une parfaite adaptation à nos besoins et à ceux de notre société. Notre environnement et notre éducation jouent un rôle essentiel dans cette démarche. Qu’ils incitent à un mésusage de l’appropriation de l’outil et le pire deviendra possible, la violence devenant plaisir. Une présentation des approches du fonctionnement cérébral dans une telle problématique peut être intéressante dans le contexte actuel.


