Depuis le XIXe siècle, la Côte-d’Or livre de nombreux indices d’occupations préhistoriques grâce aux travaux des premiers érudits locaux, puis de chercheurs, comme l’abbé Joly, Jean Chaline ou Yves Pautrat. Malgré plus de 300 occurrences recensées, les recherches sont longtemps restées incomplètes : documentation ancienne imprécise, manque de spécialistes et faible prise en compte du Paléolithique dans l’archéologie préventive. Cette situation a conduit à l’image d’un territoire peu occupé durant le Paléolithique. Un programme de recherche engagé en 2024 renouvelle aujourd’hui cette vision. L’étude croisée des archives, collections anciennes, données géologiques et cartes archéologiques révèle une variété de sites plus importants qu’attendu, notamment dans l’Auxois, le seuil de Bourgogne et le bassin bressan. Le réexamen des collections met également en évidence plusieurs occupations du Paléolithique supérieur, jusque-là sous-estimées. Les nouvelles approches géoarchéologiques et géomorphologiques permettent désormais de mieux comprendre l’évolution des paysages glaciaires et des vallées fréquentées par les groupes humains. La Côte-d’Or apparaît désormais comme un territoire clé pour retracer l’histoire des sociétés préhistoriques entre Bassin parisien, Jura et vallée de la Saône.


