Le rêve fascine avec deux obsessions, l’une concerne les mécanismes qui permettent à notre cerveau d’élaborer des activités oniriques complexes faites d’histoires curieuses, parfois hallucinatoires, devenant de terrifiants cauchemars imposant le réveil, ou proposant d’étranges prémonitions. L’autre est focalisée sur la signification de ces activités mystérieuses. Les progrès de la neurobiologie permettent de mieux appréhender la machinerie capable, au niveau du cerveau, d’initier ces activités.Sa complexité invite à penser que le rêve ne saurait être que le seul bruit de fond nocturne d’une activité de reformatage de nos réseaux de neurones, tellement sollicités par la vie diurne. Si aujourd’hui la clef des songes n’est pas encore découverte, il est possible de proposer de véritables fonctions à l’activité onirique, laquelle ne peut définitivement plus être comprise comme simplement beaucoup de bruit pour rien. Cette présentation propose quelques arguments annonçant une nouvelle approche de la « Science des rêves ».


