Confèrence

Analyse scientifique des deux vols en ballon à gaz de Guyton de Morveau

Commission des sciences

Emerveillé par le vol en montgolfière de Pilâtre de Rozier le 21 novembre 1783 puis celui du physicien Charles en ballon à hydrogène le 1er décembre, Guyton de Morveau ouvre le 4 décembre une souscription publique à l’Académie des Sciences de Dijon pour construire le ballon de l’Académie de Dijon. Il portera les armes des Etats de Bourgogne et celles du Prince de Condé son gouverneur. Chimiste, il recherche un gaz beaucoup moins coûteux à produire que l’hydrogène et une enveloppe moins poreuse. Pour diriger le vol, le ballon est équipé d’un gouvernail et de rames actionnés par les aérostiers. Le 11 décembre les fonds étant recueillis, la construction commence. [ Lire la suite ]

Maurice Maréchal, un Musicien Dijonnais dans la Grande Guerre

Commission des arts et lettres

L’Académie commémore la Grande Guerre

C’est l’histoire d’un tout jeune homme et celle d’un violoncelle, c’est l’histoire d’un lauréat du Conservatoire de Dijon devenu Prix de Paris, dont la carrière, à peine commencée comme soliste aux Concerts Lamoureux – à Scheveningen durant l’été 1913 – est interrompue par la Guerre le 2 Août 1914 : « Si on touche à la France, je me battrai » écrit-il dans le premier des neuf carnets qu’il remplira pendant la guerre. [ Lire la suite ]

Le mirage de l’État. La grande principauté de Bourgogne à la fin du Moyen-Âge

Séance académique

« État bourguignon », « États bourguignons », « Duché de Bourgogne », « Grande principauté de Bourgogne », les historiens sont souvent bien en peine lorsqu’il s’agit de qualifier le vaste complexe territorial qui, de l’avènement de Philippe le Hardi à la mort de Charles le Téméraire, s’étendit de la Frise au Mâconnais. [ Lire la suite ]

Rêves évanouis, projets inaboutis, espérances déçues en Bourgogne, aviez-vous donc une âme ?

Commission des sciences économiques et sociales

Si l’on consacre, ainsi qu’il est normal, d’utiles études aux réalisations qui contribuent au progrès de la Bourgogne, l’attention se porte plus rarement sur les projets mort-nés. Or, ils sont nombreux dans les domaines les plus divers. Jean-François Bazin en fait le recensement critique depuis le XXème siècle, les analysant dans un esprit libre. [ Lire la suite ]

« Moi, je suis vigneron à Meursault », enquête d’André Lagrange en 1946

Commission des sciences économiques et sociales

En juillet 1946, l’ethnographe André Lagrange a interviewé, durant 12 jours à Meursault, un témoin « qui a 6 siècles de vigneron dans sa peau » – ce qui fait de Meursault un des villages les mieux documentés de la Côte. Un photographe du musée des Arts et Traditions Populaires de Paris est venu en septembre 1946 à Meursault pour compléter ces recherches. [ Lire la suite ]

Le Grand reliquaire de saint Bernard

Commission des antiquités et du patrimoine

Grand reliquaire. Cliché. F. Perrodin.. 2009. Revers

Musée d’art sacré de Dijon, cliché François Perrodin.

Les pèlerinages autour des reliques font partie de la tradition chrétienne. Après la guerre de 1870, ils répondent à un besoin de dévotion, d’identité, de sécurité et de protection. C’est ainsi qu’à Fontaine-lès-Dijon, le pèlerinage au saint natif du lieu connaît une relance dont témoigne le Grand reliquaire de saint Bernard. [ Lire la suite ]

Regard toponymique sur le site En Bollard

Commission des arts et lettres

Il s’agit de justifier au mieux la dénomination médiévale de ce toponyme nuiton, non de répertorier les richesses archéologiques gallo-romaines du site, ce qui est déjà acquis. [ Lire la suite ]

Mesurer la conscience, un mystère pour la science, mais jusqu’à quand ?

Commission des sciences

Les progrès de la médecine conduisent à préserver une certaine forme de vie après des lésions cérébrales graves, mais cette « vie a minima » vaut-elle d’être vécue ?

Cette question peut conduire à des drames familiaux dont la presse se fait l’écho, faute de savoir évaluer avec précision le niveau de conscience persistant chez des personnes qui ne sont pas en fin de vie. Ni les médecins, ni les juges, ni les politiques au plus haut niveau ne savent définitivement comment répondre. [ Lire la suite ]

Henri Labrouste et l’emploi du fer en architecture à travers l’exemple de la Nouvelle bibliothèque Sainte-Geneviève, Paris

Séance Académique

Discours de réception, réponse d’Éliane Lochot

Henri Labrouste est l’un des grands architectes hérités du XIXe siècle. Né à Paris en 1801, il suivit le cursus de l’École des Beaux-Arts et remporta le Premier grand prix d’architecture en 1824. Son séjour à l’Académie de France à Rome fut loin d’être le passage obligé d’un bon élève, ses envois surprirent par leur rendu audacieux. De retour à Paris, il ouvre un atelier en 1830 où se forment jusqu’en 1856 des générations d’élèves admiratifs. [ Lire la suite ]

Un village dans la Grande Guerre : les délibérations du conseil municipal de Pagny-la-Ville (1914-1919)

Commission des sciences économiques et sociales

L’Académie commémore la Grande Guerre

L’examen systématique des délibérations du conseil municipal de Pagny-la-Ville durant la période 1914-1919 s’avère très révélateur des maux et souffrances endurés dans les communes d’une France alors essentiellement agricole et rurale. Parfois dérisoires, souvent touchantes, les discussions témoignent parfaitement de ce qui fut « la fin d’un monde ». Au terme de son étude, l’auteur livre trois pistes de réflexion à d’éventuels chercheurs : [ Lire la suite ]

De la Maison-Dieu de Meursault à la Ferme de l’Hôpital (1150 – 1950)

Commission des antiquités et du patrimoine

Après une relecture approfondie des archives relatives à la Maison-Dieu de Meursault, Laurent Guyot présente les résultats de son enquête et se propose d’interroger l’extraordinaire longévité d’un hospice fondé avant 1155 par les seigneurs de Meursault. Soumise aux nombreux caprices de la conjoncture, maintes fois menacée de ruine, prise dans l’évolution complexe des mentalités, l’institution charitable réussit pourtant à soulager pendant près de six siècles ceux que la misère jette sur les routes, puis les indigents du village. [ Lire la suite ]

Yan PEI-MING, un maître dijonnais de la peinture gestuelle

Commission des arts et lettres

Yan Pei-Ming -qui se fait appeler MING- est un peintre chinois venu très jeune à Dijon pour faire des études à l’École Nationale des Beaux-Arts. En quittant la Chine, et ne parlant pas un mot de français, il emporte avec lui un livre sur l’art chinois, un sur l’art occidental et « le rouge et le noir » de Stendhal. Ces livres sont très importants pour lui car il désire avant tout « devenir un artiste ».

Quand il arrive en France, tout de suite après ses études au lycée de Shanghai et sans avoir aucune formation artistique, sa première visite est pour le Centre Pompidou. C’est un choc en raison du décalage entre la culture dans laquelle il a jusqu’alors vécu et celle où il se trouve immergé du jour au lendemain. Il commence par peindre en bichromie, noir et blanc ou rouge et blanc. [ Lire la suite ]

Physique et musique à travers une aventure bourguignonne

Commission des sciences

La présentation comportera deux grandes parties.

Après une courte introduction, la première partie tentera de faire un inventaire aussi complet que possible des instruments de musique crées ou perfectionnés par des bourguignons partant de l’organistrum, puis en passant par le serpent, le clavecin, le piano-forte organisé, le clavecin électrique, le mélodino, l’harmoniphon, mais le cas de l’orgue et des facteurs bourguignons ne sera pas volontairement évoqué car il pourrait faire à lui seul l’objet d’une conférence de la part des spécialistes.  [ Lire la suite ]

Le cours de Jacques de Billy au collège des Godrans (1670) : une première école française de fortification

Séance académique

La communication repose pour partie sur le manuscrit du cours délivré par Jacques de Billy au collège des Godrans ainsi que sur l’analyse des ouvrages consacrés aux fortifications entre 1550 et 1680. Les questions militaires à travers l’architecture géométrique des forteresses seront particulièrement développées.

Enfants Sans Frontières : Un regard alternatif pour penser l’aide internationale pour l’éducation

Commission des sciences économiques et sociales

Pour des raisons tant pratiques qu’institutionnelles, les défis du développement dans les secteurs sociaux sont généralement identifiés au niveau des pays. C’est l’unité administrative pivot à laquelle les ressources des pays donateurs sont allouées aux pays récipiendaires. Mais la nature des relations internationales peut faire douter que cet arrangement soit efficace et que les différents pays soient in fine traités de façon équitable; et ce en dépit du fait que les “éléments de langage” de la communauté internationale ciblent pourtant les enfants (qu’ils soient scolarisés, vaccinés, ..). [ Lire la suite ]